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Actu et événements

En raison de la mise en place de la scénographie de l’exposition « Monumental Balzac », une des salles de la collection de Primitifs Italiens et la salle de la Touraine entre Moyen-Âge et Renaissance sont fermées à compter du lundi 15 avril.

Bleus intenses des lapis-lazuli, dorures délicates et spiritualité illumineront à nouveau ces espaces d’ici une quinzaine de jours.

Fermeture du second étage

Suite à des travaux sur une salle du 2e étage, les collections XIXe-XXIe siècle et l'exposition de poche "L'orientalisme dans les collections du musée" sont momentanément fermées au public.

La conservation du musée s’efforce d’adapter l’ensemble des programmations prévues à ces nouvelles conditions et remercie les visiteurs pour leur compréhension.

Le demi tarif (3 €) sera pratiqué durant cette période

Programme Printemps été 2019

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Actualités

Nouvelles présentations

Mise en ligne : novembre 2018

Le musée des Beaux-Arts a le plaisir de vous présenter deux nouvelles salles consacrées à la peinture française du 17e s. et italienne des 17e et 18e s.

Grâce à l'ouverture d'une nouvelle salle les collection de peinture française révelent toutes leurs richesses et diversités. La peinture française du 17e siècle s'inscrit dans le cadre du Grand Siècle, période florissante pour toutes les branches de la culture en France dont la peinture. Depuis le début de la Renaissance, l'Italie était le centre des arts en Europe. Dans la seconde moitié du 17e s. on assiste à un détournement vers la France même si Rome garde son prestige. Cette époque constitue pour la peinture en France une période riche avec la constitution progressive d'une véritable école française de peinture. Ainsi sont présentés dans la Salon Louis XIII, et son exceptionnelle cheminée dorée, la première moitié du siècle avec Abraham Bosse, Claude Vignon, Simon Vouet. La nouvelle salle, consacrée à la seconde moitié du 17e. s. est illustré par Philippe de Champaigne, Laurent de La Hyre, Charles de La Fosse, Eustache Le Sueur et un grand format de Gabriel Blanchard.

La collection des peintures italiennes du musée de Tours compte près de 250 œuvres, mais seule une infime minorité est présentée en permanence au public. Elle est cependant très révélatrice de la diversité et de la richesse du fonds italien tourangeau, le plus important des musées de la région Centre. Dans la nouvelle salle des peintures italiennes 17e et 18e s., l’importante influence artistique de Rome est évoquée aussi bien par les œuvres de Tacconi et de Lorenzo Pasenelli, élèves des frères Carrache que par le caravagesque Saint Sébastien pansé par Irène de Francesco Cairo ou encore la Bacchanale de Mattia Preti et les oeuvres de Donato Creti. Le 18e s. est illustrée notamment par la Leçon de Géométrie du vénitien Francesco Fontebasso aux forts contrastes de lumière et de couleurs ou encore l'Adoration des Mages de Sebastiano Conca mélange de baroque napolitain et de classicisme raffiné romain.

Nouvelle acquisition

Mise en ligne : 1eroctobre 2018

Les collections du musée des Beaux-Arts de Tours viennent de s'enrichir d'une nouvelle œuvre grâce aux Amis de la Bibliothèque et du Musée. L'association a en effet pu acheter en vente publique (Hôtel des ventes Giraudeau, Tours, le 15 septembre 2018) une huile sur toile d’Eugène Thirion (1839-1910) intitulée La Céramique, directement liée au patrimoine architectural de notre ville puisqu’il s’agit d’une petite esquisse (H. 31,1 cm L. 26,2 cm) pour le décor de la salle des mariages de l’hôtel de ville de Tours.

Elle s'ajoute à la récente acquisition esquisse de Georges Clairin (1843-1919) réalisée vers 1888-1889 pour le décor de l’escalier d’honneur du Grand Théâtre.



Le peintre parisien Eugène Thirion a reçu la commande du décor de l’abside de la salle des mariages de l’hôtel de ville en 1899 et l’a terminé en 1902, date inscrite avec sa signature au bas des toiles.

La Céramique – panneau de gauche du triptyque avec son pendant, L’Imprimerie (H. 3,20 ; L. 2,86 m chacune)encadrent la composition principale, qui représente l’assemblée des grands hommes de la Touraine.














Àgé de 50 ans en 1899, Thirion était alors un artiste reconnu, auréolé d’un beau parcours académique : entré à l’Ecole des Beaux-Arts en 1857, élève de Gleyre et de Picot, il ne parvint pas à remporter le prix de Rome, mais exposa au Salon dès 1861. Il reçut rapidement des récompenses (Légion d’honneur en 1872, médaille d’Argent aux Expositions universelles de 1878 et 1889) et des commandes, notamment pour des peintures relevant de la décoration monumentale. Il participa ainsi au décor de l’hôtel particulier de la Païva, de l’Eglise de la Trinité (1870-1873), de l’Opéra (1878), de l’hôtel de ville du 12ème arrondissement de Paris (1879-1880), du Salon des Lettres de l’Hôtel de Ville de Paris (1891) …

Lié d’amitié avec l’architecte de l’hôtel de ville de Tours, Victor Laloux (les deux hommes se côtoyaient à Montigny-sur-Loing, où ils avaient tous deux une propriété), le peintre a décoré d’une composition florale la villa de l’architecte, tandis que ce dernier a dessiné le tombeau de la famille Thirion, situé dans le cimetière de Montigny.

Le musée des Beaux-Arts de Tours conserve trois peintures d’Eugène Thirion :



Le Corps de saint Sylvain recueilli et conduit sur le Tibre dans une barque 1864
huile sur toile ; H. 136 ; L. 243 cm
(achat de l’Etat, Salon de 1864 ; envoi au musée de Tours, 1864)






Judith victorieuse,
1873
huile sur toile ; H. 205 ; L. 122 cm
(achat de l’Etat au Salon de 1873 ; envoi au musée de Tours, 1874).



Judith, 1897
huile sur toile ; H. 51 ; L. 27,5 cm
(legs de Mme Victor Laloux, 1948).

Cette dernière œuvre, une esquisse pour une seconde Judith (distincte de celle de 1873 que conserve le musée), présente certaines affinités avec l’étude pour La Céramique, dont elle est d’ailleurs contemporaine. La monumentalité simple de la figure féminine qui domine les deux compositions dut plaire à Victor Laloux, à qui cette petite Judith a appartenu.

La provenance de l’esquisse pour La Céramique n’est en revanche pas connue : la maison de vente l’a trouvée dans une succession parisienne, mais on ne sait rien de son historique antérieur.

Dépôt exceptionnel d'un portrait de Rosalie Duthé par Périn- Salbreux

Actualités MBAToursLe musée vient de recevoir en dépôt pour deux ans, grâce à la générosité d'un collectionneur européen, un grand Portrait de Catherine-Rosalie Gérard Duthé peint par Lié-Louis Périn- Salbreux en 1776 faisant écho au portrait de cette danseuse de la collection du musée des Beaux-Arts de Tours, réalisé par le même artiste en 1775.

Peintre de portraits et miniaturiste, Périn-Salbreux fait son premier apprentissage à Reims, sa ville natale, auprès de Jean-François Clermont. Il fréquente ensuite à Paris l’atelier de Lemmonnier et de Sicardi. Mais c’est probablement Alexander Roslin qui aura le plus d’influence sur le portraitiste. Ils travaillent en collaboration étroite, Roslin le chargeant de copier en miniature plusieurs de ses portraits. Le musée du Louvre conserve un bel ensemble de miniatures sur ivoire réalisé par cet artiste, Portrait du sculpteur Houdon, Portrait de la duchesse de la Rochefoucault… Il expose à trois reprises ses miniatures au Salon, en 1793, 1795 puis 1799, année où il choisit de quitter définitivement Paris pour revenir s’installer à Reims.

Périn-Salbreux réalisa de nombreux portraits de la célèbre danseuse Rosalie Duthé dont plusieurs conservés au musée des Beaux-Arts de Reims. Catherine Rosalie Gérard (Paris, 1752- 1820), courtisane célèbre contemporaine de la Guimard, commence une carrière de danseuse en 1767 dans le corps de ballet de l’Opéra sous le nom de Duthé, mais en tenant des rôles modestes de figuration. Ses contemporains la décrivent sans talent et sans esprit mais lui reconnaisse une beauté tout à fait exceptionnelle. Maîtresse du jeune comte d’Artois, futur Charles X, du duc de Durfort, du marquis de Genlis, du duc de Chartres, du Prince du Danemark, du Prince de Nassau, du Prince de Galles, puis de quelques richissimes Anglais lorsqu’elle émigra à Londres. Il existe un grand nombre de portraits de « La Duthé » par Fragonard, François-Hubert Drouais, Greuze, Prud'hon, l’un des plus célèbres étant sans doute celui peint par Henri Pierre Danloux, (Karlsruhe, Staatliche Kunsthalle). Fine et intelligente, contrairement aux clichés véhiculés notamment par les Goncourt, la jeune femme sut conduire sa vie de courtisane avec beaucoup d'habileté et de discernement ainsi que Danloux en a témoigné.

En 1775, Bachaumont (1690-1771, écrivain, critique d'art) dans ses Mémoires secrets évoque deux fois la Duthé, la qualifiant une première fois de « courtisane connue » puis de « courtisane à la mode ». Lié-Louis Périn-Salbreux, protégé du comte d'Artois, réalisa plusieurs portraits de Rosalie Duthé entre 1775 et 1778, et c’est une nouvelle fois à Bachaumont que l’on doit la description de deux d’entre eux peints la même année que le portrait en ovale conservé à Tours : « 17 septembre 1775. Un peintre nommé Perrin, peu connu, cherche à se signaler par le portrait de la Demoiselle du Thé, la courtisane à la mode. Il en a fait deux, qu’il montre aux amateurs : l’un est très grand, où il la représente en pied, parée de tout le luxe des vêtements et dans le costume à la mode, l’autre plus petit, où il la met nue, avec tous les détails de ce beau corps si connu malheureusement, que le peintre ne fait rien voir de nouveau à personne ».

Ce portrait en pied montre la danseuse dans un intérieur luxueux, le bras gauche posé devant le socle de la statue de L'Amour menaçant (sculpté en 1757 par Falconet pour Madame de Pompadour) et tenant une couronne de roses dans la main droite. Rosalie Duthé porte une robe ample de soie et taffetas argenté qui accroche la lumière. Les traits du visage se retrouvent sur le portrait en médaillon conservé au musée de Tours et réalisé un an auparavant. Ce portrait est vraisemblablement la première étude qui sera ensuite utilisée par l’artiste pour des œuvres de grands formats. Le cadre estampillé E. Levert et S.Vasseur a probablement été conçu spécialement pour ce portrait, la guirlande de fleurs sculptées reprenant la même variété de volubilis accrochés aux cheveux de Mademoiselle Duthé.

Actualités

Acquisition

Mise en ligne : 28 novembre 2017

Le Musée des Beaux-AActualitésrts de Tours vient d’enrichir ses collections grâce à deux belles acquisitions de nature très différente : d’une part, une esquisse de Georges Clairin (1843-1919) pour le décor du Grand Théâtre de Tours, achetée en vente publique par l’association des Amis de la Bibliothèque et du Musée des Beaux-Arts de Tours ; et d’autre part neuf œuvres données directement par l’artiste contemporaine Isabelle Champion Métadier (née en 1947).

Lors d’une vente aux enchères organisée au Château de Vaux-le-Vicomte, les Amis de la Bibliothèque et du Musée des Beaux-Arts de Tours se sont porté acquéreurs, pour le musée des Beaux-Arts de Tours, d’une peinture de Georges Clairin réalisée vers 1888-1889 comme esquisse pour le décor de l’escalier d’honneur du Grand Théâtre. Elle est composée en trois parties représentant, à gauche, une scène de théâtre au Moyen-Âge ; au centre, Le Cardinal du Bellay présentant Rabelais à François Ier ; et à droite, des célébrités tourangelles (Alfred de Vigny, Trousseau, Avisseau). Cette huile sur papier marouflé sur toile mesure 70 cm de haut sur 116 cm de large.

Le Grand Théâtre de Tours, inauguré en 1872, a été ravagé par un incendie en 1883 et reconstruit pour être de nouveau inauguré en 1889. C’est à Georges Clairin que la Ville de Tours confia la totalité du décor peint de ce nouveau bâtiment. Il réalisa les grandes toiles qui ornent, outre le mur du palier de l’escalier d’honneur, le plafond de ce même escalier, Triomphe de la Touraine (œuvre pour laquelle le musée conserve déjà une esquisse d'un style très proche de celle qui vient d'être acquise), le plafond de la grande salle à l’italienne, Allégorie de la Danse, de la Musique et de la Tragédie, et enfin celui du foyer, Allégorie du Commerce, de l’Industrie et des Arts. Ces deux esquisses sont actuellement présentées dans la salle de l'Impressionnisme et de l'art autour de 1900.

Isabelle Champion Métadier, artiste née à Tours en 1947 et vivant aujourd’hui à Paris, a fait preuve à plusieurs reprises de son attachement à sa ville natale et au musée des Beaux-Arts de Tours. Dès 2000, à la suite d’une exposition organisée l’année précédente, elle avait offert au musée deux peintures de grand format : Fragment I, le printemps et Fragment VI, l’été, appartenant à une série de sept œuvres exécutée lors d’un séjour au Cap Brun entre juin et septembre 1990.

Afin de réunir cette série intitulée Fragments, Isabelle Champion Métadier a proposé de donner au musée des Beaux-Arts de Tours les cinq grands formats qui restaient encore en sa possession : Fragment II, l’été (1990), Fragment III, l’automne (1990-1997), Fragment IV, l’hiver (1990-1995), Fragment V, le fou du roi (1990-1995). L’ensemble a été soumis à la Commission scientifique régionale des musées acquisition en septembre 2017, et accepté à l’unanimité.

A l’occasion d’une visite de la conservation du musée à l’atelier de l’artiste, cette dernière a fait part de son désir de compléter ce don par celui d’une série de cinq pastels à l’huile sur papier kraft, études préparatoires pour la série Fragment de 1990. L’entrée de ces œuvres dans les collections du musée des Beaux-Arts de Tours fait de lui désormais le propriétaire du plus important ensemble d’œuvres de l’artiste dans les collections publiques.

Le musée en mouvement

ActualitésDans le cadre du Chantier des collections, le musée déménage une partie de ses collections vers de nouvelles réserves externalisées. Parmi celles-ci deux grandes maquettes en plâtre.

Georges Delperrier (1865-1936)
Maquette pour un fronton du Château d'Artigny
1m52 x 5m45

Etienne-Henri Dumaige (1830-1888)
Maquette en plâtre pour la statue de Rabelais
Hauteur 2m10

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Salles de peinture Hollandaise et Flamande

La rénovation des salles au premier étage, consacrées au XVIIe siècle, est achevée.

Désormais deux espaces sont dévolus aux collections flamandes et hollandaises dominées par les chefs-d’oeuvre de Rubens et de Rembrandt. La présentation de la Fuite en Egypte dans une nouvelle vitrine permet une meilleure appréciation de ce tableau si déterminant dans la carrière de l’artiste. Cet accrochage offre également aux visiteurs la redécouverte de peintures majeures sorties des réserves, notamment L’Enlèvement d’Hélène (1625) de Frans II Francken.

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