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Actu et événements

Fermeture du second étage

En raison de travaux au 2e étage, les collections XIXe-XXIe siècle sont momentanément fermées au public.
La conservation du musée s’efforce d’adapter l’ensemble des programmations prévues à ces nouvelles conditions et remercie les visiteurs pour leur compréhension.

Cet été

Visite exposition « MONUMENTAL BALZAC. Petite histoire de monuments au grand écrivain »

Du 8 juillet au 31 août à 16h, le lundi, mercredi et samedi. Partez sur les traces de Balzac à la découverte des nombreux monuments au grand écrivain.

Visites estivales

Du 8 juillet au 31 août à 11h et 14h30, tous les jours sauf le mardi, le 14 juillet et 15 août

Cet été, le musée propose une visite commentée de l'ensemble des collections : peinture, sculpture, mobilier, objets d'art.

L’ancien palais des Archevêques de Tours (IVe – XVIIIe s.), classé Monument Historique, aujourd’hui musée des Beaux-Arts, figure parmi les sites majeurs du Val de Loire. D’une richesse remarquable, il conserve l’une des plus importantes collections de primitifs italiens de France, avec notamment deux célèbres panneaux de Mantegna. Vous pourrez également admirer des peintures de Rembrandt et Rubens, ainsi qu’un exceptionnel ensemble de morceaux de réception à l’Académie royale de peinture. Dans les salons, les œuvres de Boucher, Largillière, Perronneau ou Nattier voisinent avec un riche mobilier qui évoque le faste du XVIIIe siècle.

Cette visite d'une durée de 45 minutes représente également l'occasion de découvrir une partie de l'histoire du Val de Loire et l'exposition MONUMENTAL BALZAC. Petite histoire de monuments au grand écrivain.

Visite Musée / Ville

Samedi 20 juillet

16h : L’ancien archevêché et la constitution des collections

Connu pour son histoire, son architecture et son jardin, le musée des Beaux-Arts de Tours l’est tout autant pour ses collections. Elles comprennent des œuvres allant de la statuaire antique à l’art contemporain, en passant par les primitifs italiens et le néo-classicisme.

Au fil de ces visites, au cœur du quartier cathédrale, découvrez l’histoire du musée des Beaux-Arts, ancien archevêché, et de son environnement.

Monumental Balzac

18 mai - 2 septembre 2019

ActualitésLe musée des Beaux-Arts présente, dans le cadre du 220e anniversaire de la naissance de Balzac à Tours, une grande exposition consacrée à l’histoire des monuments au grand homme, depuis le tout premier, érigé à Tours en 1889, jusqu’aux projets contemporains, avec comme point d’orgue le très emblématique Balzac de Rodin.

S’il a longtemps refusé d’être portraituré, Balzac a fait l’objet de nombreuses caricatures, qui l’amenèrent à la fin des années 1830 à diffuser une image de lui-même soigneusement construite. À sa mort, en 1850, l’idée de lui dédier un monument fut avancée par de nombreux admirateurs.

La vie des monuments publics est beaucoup moins paisible que ce que l’on pourrait croire !
Les statues élevées en hommage à Honoré de Balzac en donnent d’éloquents exemples, à commencer par la toute première, oeuvre du sculpteur Paul Fournier, qui fut inaugurée à Tours en 1889, et qui a été détruite pendant la Seconde Guerre mondiale. La disparition de ce monument donna au sculpteur Marcel Gaumont l’occasion d’imaginer un ambitieux projet d’oeuvre de remplacement, qui n’aboutit pas.

À Paris, la Société des gens de lettres souhaitait elle aussi rendre hommage à Balzac, qui avait été l’un de ses premiers présidents. En 1888, elle passa commande à un premier sculpteur, Henri Chapu, qui mourut sans avoir pu dépasser le stade de la maquette. La commande passa ensuite à Auguste Rodin, qui se passionna pour Balzac. Un prêt exceptionnel de 22 sculptures appartenant au musée Rodin permet d’évoquer la genèse longue et complexe de l’un des plus grands chefs-d’oeuvre de l’artiste. La présentation de son Balzac au Salon de 1898 suscita une polémique très importante pour l’histoire de l’art en général et pour celle des monuments publics en particulier, autour de questions comme la liberté de l’artiste ou encore la ressemblance entre le monument et le personnage qu’il doit honorer.

L’exposition présente Balzac dans tous ses états : portraituré, caricaturé, monumentalisé à travers plus d’une centaine d’oeuvres; dessins, sculptures, peintures, estampes, photographies, documents d’archives, évoquent les projets et les monuments, du plus grandiose au plus fou, de Paul Fournier, Henri Chapu, Auguste Rodin, Alexandre Falguière, Anatole Marquet de Vasselot, ainsi que des Tourangeaux François Sicard et Marcel Gaumont.

Dans les collections de la Bnf. Opéra en flammes, par Hubert Robert

Dans les collections de la BnF. L’Opéra en flammes par Hubert Robert, 1781

13 juin-30 septembre

Dans le cadre du partenariat établi entre la BnF et le musée des Beaux-Arts, le département de la Musique de la BnF prête dix œuvres de sa collection, tableaux, dessins et estampes qui témoignent de la vie de l’Opéra sous l’Ancien Régime. Les deux tableaux centraux de cette exposition-dossier ont été peints par Hubert Robert en 1781 et représentent l’Opéra de Paris en flammes.

En savoir plus

Expérience n°13. Echos sensibles

Échos sensibles aurait dû constituer la 13ème édition de ce projet, mais le sort en a décidé autrement : un problème technique a entraîné la fermeture des salles du deuxième étage du musée des Beaux-Arts pendant plusieurs mois, contraignant le musée à annuler la phase finale de ce projet, la plus importante : la concrétisation de l’exposition par la mise en présence des œuvres. A défaut, cette exposition virtuelle permet de donner à voir le travail préparatoire accompli cette année par le groupe chargé du commissariat.

En savoir plus et lien vers l'exposition virtuelle

Nouvelles présentations

Le musée des Beaux-Arts a le plaisir de vous présenter deux nouvelles salles consacrées à la peinture française du 17e s. et italienne des 17e et 18e s.

Grâce à l'ouverture d'une nouvelle salle les collection de peinture française révelent toutes leurs richesses et diversités. La peinture française du 17e siècle s'inscrit dans le cadre du Grand Siècle, période florissante pour toutes les branches de la culture en France dont la peinture. Depuis le début de la Renaissance, l'Italie était le centre des arts en Europe. Dans la seconde moitié du 17e s. on assiste à un détournement vers la France même si Rome garde son prestige. Cette époque constitue pour la peinture en France une période riche avec la constitution progressive d'une véritable école française de peinture. Ainsi sont présentés dans la Salon Louis XIII, et son exceptionnelle cheminée dorée, la première moitié du siècle avec Abraham Bosse, Claude Vignon, Simon Vouet. La nouvelle salle, consacrée à la seconde moitié du 17e. s. est illustré par Philippe de Champaigne, Laurent de La Hyre, Charles de La Fosse, Eustache Le Sueur et un grand format de Gabriel Blanchard.

La collection des peintures italiennes du musée de Tours compte près de 250 œuvres, mais seule une infime minorité est présentée en permanence au public. Elle est cependant très révélatrice de la diversité et de la richesse du fonds italien tourangeau, le plus important des musées de la région Centre. Dans la nouvelle salle des peintures italiennes 17e et 18e s., l’importante influence artistique de Rome est évoquée aussi bien par les œuvres de Tacconi et de Lorenzo Pasenelli, élèves des frères Carrache que par le caravagesque Saint Sébastien pansé par Irène de Francesco Cairo ou encore la Bacchanale de Mattia Preti et les oeuvres de Donato Creti. Le 18e s. est illustrée notamment par la Leçon de Géométrie du vénitien Francesco Fontebasso aux forts contrastes de lumière et de couleurs ou encore l'Adoration des Mages de Sebastiano Conca mélange de baroque napolitain et de classicisme raffiné romain.

Nouvelle acquisition

François Cheng, Du vrai échange naît l’Infini

L’année dernière, le poète et écrivain chinois François Cheng avait accepté d’exposer pour la première fois ses calligraphies dans un musée en raison de son attachement à la ville de Tours et au musée des Beaux-Arts (Les encres poétiques de François Cheng, 5 octobre 2018 - 7 janvier 2019). C’est à la suite de cette exposition qu’il a souhaité faire don de l’une de ses œuvres au musée : Du vrai échange naît l’Infini, 65,8 x 29,5 cm., encre de Chine sur papier de riz, 1998.
Dans ses calligraphies, le poète compose sa propre partition musicale, inscrivant ces mots comme des notes qui s’égrènent dans l’espace. Ces signes sont à la fois légers, aériens, semblant flotter dans l’azur, mais aussi lyriques et forts, intenses. On ressent devant ces feuilles le plaisir de manier le pinceau, d’amener doucement l’encre avec ses nuances multiples, ses transparences, à inscrire un signe, à laisser une trace définitivement sur le papier.

Roger de La Fresnaye, Francis Poulenc entouré du Groupe des Six

Une seconde œuvre, léguée par madame Rosine Seringe, nièce du compositeur Francis Poulenc, vient enrichir les collections d’art graphique du musée.
Il s’agit d’un dessin à la plume et encre noire (38,9 x 31,3 cm.) de Roger de La Fresnaye (Le Mans, 1885 – Grasse, 1925) représentant Francis Poulenc entouré du Groupe des Six, en 1921.
Créé en 1920 sous l’impulsion de Jean Cocteau, le Groupe des Six, collectif de jeunes compositeurs, était constitué de Francis Poulenc, Georges Auric, Louis Durey, Arthur Honegger, Darius Milhaud et Germaine Tailleferre. Cette année 1921 est importante pour le groupe car elle correspond à la création du ballet Les Mariés de la tour Eiffel, œuvre collective sur un texte de Jean Cocteau.
Le musée conserve déjà un très beau portrait du compositeur Francis Poulenc, peint par Jacques-Emile Blanche en 1920.

Dépôt d'un tableau de François Lemoyne

Le musée vient de recevoir en dépôt pour trois ans, grâce à la générosité d'un collectionneur européen une oeuvre exceptionnelle exécuté par François Lemoyne (1688-1737) Le Sacrifice d'Iphigénie (1728).

Cette composition gravée par L. Cars et portant la mention « tirée du cabinet Bouret » a été décrite en 1764 comme « un des plus beaux tableaux de chevalet de l'auteur, la finesse du dessin, la suavité de la couleur, la justesse et la noblesse des expressions et en général toutes les parties de la peinture s'y trouvent rassemblées ». En comparaison avec la représentation faite par Charles de La Fosse sur le même sujet pour Versailles, la composition pyramidale de Le Moyne peut sembler manquer d'un peu de monumentalité et d'intensité dramatique.Mais elle offre, en revanche, une plus grande diversité et une élégance dans les postures et un charme poétique dans la narration de cet épisode mythologique faisant apparaître Artémis substituant une biche à Iphigénie, le prêtre et ses assistants stupéfaits et un Agamemnon désespéré accompagné par sa femme Clytemnestre s'évanouissant.

L'oeuvre de Le Moyne permet également la comparaison avec une autre version française exceptionnelle de ce sujet très « populaire »: le chef d'oeuvre baroque de Carle Van Loo peint en 1757 (Nouveau Palais de Potsdam).

Une esquisse à l'huile du Louvre, première pensée pour ce tableau; (26 x 33 cm.) révèle une virtuosité et une fluidité dans la touche de Le Moyne qui annonce la manière de Fragonard.Cette esquisse préparatoire classée MNR (« Musées Nationaux Récupération ») est déposée depuis 1997 par le Musée du Louvre au Palais des Beaux-Arts de Lille.

Un boîtier en or d'une montre de poche de la fin du 18e siècle (Usher Art Gallery de Londres) a été décorée avec une reproduction en émail de cette œuvre et une tapisserie de laine réalisée à partir d'un détail de la composition de Le Moyne a été vendue à Drouot à Paris le 20 mars 1967

Dépôt, collection particulière européenne, Courtesy Nicolas Joly Art Conseil

Dépôt exceptionnel d'un portrait de Rosalie Duthé par Périn- Salbreux

Actualités MBAToursLe musée vient de recevoir en dépôt pour deux ans, grâce à la générosité d'un collectionneur européen, un grand Portrait de Catherine-Rosalie Gérard Duthé peint par Lié-Louis Périn- Salbreux en 1776 faisant écho au portrait de cette danseuse de la collection du musée des Beaux-Arts de Tours, réalisé par le même artiste en 1775.

Peintre de portraits et miniaturiste, Périn-Salbreux fait son premier apprentissage à Reims, sa ville natale, auprès de Jean-François Clermont. Il fréquente ensuite à Paris l’atelier de Lemmonnier et de Sicardi. Mais c’est probablement Alexander Roslin qui aura le plus d’influence sur le portraitiste. Ils travaillent en collaboration étroite, Roslin le chargeant de copier en miniature plusieurs de ses portraits. Le musée du Louvre conserve un bel ensemble de miniatures sur ivoire réalisé par cet artiste, Portrait du sculpteur Houdon, Portrait de la duchesse de la Rochefoucault… Il expose à trois reprises ses miniatures au Salon, en 1793, 1795 puis 1799, année où il choisit de quitter définitivement Paris pour revenir s’installer à Reims.

Périn-Salbreux réalisa de nombreux portraits de la célèbre danseuse Rosalie Duthé dont plusieurs conservés au musée des Beaux-Arts de Reims. Catherine Rosalie Gérard (Paris, 1752- 1820), courtisane célèbre contemporaine de la Guimard, commence une carrière de danseuse en 1767 dans le corps de ballet de l’Opéra sous le nom de Duthé, mais en tenant des rôles modestes de figuration. Ses contemporains la décrivent sans talent et sans esprit mais lui reconnaisse une beauté tout à fait exceptionnelle. Maîtresse du jeune comte d’Artois, futur Charles X, du duc de Durfort, du marquis de Genlis, du duc de Chartres, du Prince du Danemark, du Prince de Nassau, du Prince de Galles, puis de quelques richissimes Anglais lorsqu’elle émigra à Londres. Il existe un grand nombre de portraits de « La Duthé » par Fragonard, François-Hubert Drouais, Greuze, Prud'hon, l’un des plus célèbres étant sans doute celui peint par Henri Pierre Danloux, (Karlsruhe, Staatliche Kunsthalle). Fine et intelligente, contrairement aux clichés véhiculés notamment par les Goncourt, la jeune femme sut conduire sa vie de courtisane avec beaucoup d'habileté et de discernement ainsi que Danloux en a témoigné.

En 1775, Bachaumont (1690-1771, écrivain, critique d'art) dans ses Mémoires secrets évoque deux fois la Duthé, la qualifiant une première fois de « courtisane connue » puis de « courtisane à la mode ». Lié-Louis Périn-Salbreux, protégé du comte d'Artois, réalisa plusieurs portraits de Rosalie Duthé entre 1775 et 1778, et c’est une nouvelle fois à Bachaumont que l’on doit la description de deux d’entre eux peints la même année que le portrait en ovale conservé à Tours : « 17 septembre 1775. Un peintre nommé Perrin, peu connu, cherche à se signaler par le portrait de la Demoiselle du Thé, la courtisane à la mode. Il en a fait deux, qu’il montre aux amateurs : l’un est très grand, où il la représente en pied, parée de tout le luxe des vêtements et dans le costume à la mode, l’autre plus petit, où il la met nue, avec tous les détails de ce beau corps si connu malheureusement, que le peintre ne fait rien voir de nouveau à personne ».

Ce portrait en pied montre la danseuse dans un intérieur luxueux, le bras gauche posé devant le socle de la statue de L'Amour menaçant (sculpté en 1757 par Falconet pour Madame de Pompadour) et tenant une couronne de roses dans la main droite. Rosalie Duthé porte une robe ample de soie et taffetas argenté qui accroche la lumière. Les traits du visage se retrouvent sur le portrait en médaillon conservé au musée de Tours et réalisé un an auparavant. Ce portrait est vraisemblablement la première étude qui sera ensuite utilisée par l’artiste pour des œuvres de grands formats. Le cadre estampillé E. Levert et S.Vasseur a probablement été conçu spécialement pour ce portrait, la guirlande de fleurs sculptées reprenant la même variété de volubilis accrochés aux cheveux de Mademoiselle Duthé.

Actualités

Le musée en mouvement

ActualitésDans le cadre du Chantier des collections, le musée déménage une partie de ses collections vers de nouvelles réserves externalisées. Parmi celles-ci deux grandes maquettes en plâtre.

Georges Delperrier (1865-1936)
Maquette pour un fronton du Château d'Artigny
1m52 x 5m45

Etienne-Henri Dumaige (1830-1888)
Maquette en plâtre pour la statue de Rabelais
Hauteur 2m10

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