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Vie des collections

En raison de travaux pour l'exposition Joseph-Benoît Suvée (1743 - 1807), de Bruges à Rome, un peintre face à David présentée du 21 octobre 2017 au 23 janvier 2018, la Salle Louis XVII, lle Salon Louis XVI, le Salon Transition sont fermés. à la visite.Les Oeuvres de peinture française XVIIe s. de la salle Louis XIII sont désormais présentées au rez-de-chaussée (Abraham Bosse, Claude Vignon, Simon Vouet...)

Restauration

Vie des collectionsLe grand pastel de Charles Dufresnes (1876-1938) Scène de rue, 1903, dépôt du Musée national d’art moderne - Centre Georges Pompidou, a fait l’objet d’une délicate restauration en raison d’une attaque de moisissures. Cette
scène nocturne parisienne, des premières années de production de l’artiste avant son voyage en Italie et son séjour à la Villa Abd-el-Tif à Alger, sera présentée dans les salles du deuxième étage.

Vie des collectionsCrosse pastorale du XIIIe s.

Une crosse d’une exceptionnelle qualité a été récemment offerte au musée par un particulier. Découverte à proximité de l’Abbaye de Cormery, elle est à rattacher à la production limousine d’émaux champlevés et présente un magnifique décor de lions et de reptiles en cuivre doré et émaillé. Elle est constituée de trois parties : la douille cylindrique, ornée d’un motif floral et végétal émaillé, est flanquée de trois reptiles en cuivre doré dont la queue se termine en volute. En forme de boule aplatie, le nœud se divise en deux hémisphères sur lesquelles se détache une frise de lions ajourée et en haut-relief. Le crosseron présente un motif d’écailles émaillées et se termine par un serpent mordant la queue d’un lion qui tourne la tête vers celle du serpent en signe d’affrontement.

En 2016, la crosse pastorale a été confiée à Annie Volka, Restauratrice du patrimoine. Cet objet d’art, enfoui durant plusieurs siècles, présente de nombreuses altérations : concrétions et corrosions, cassures et déformations, altérations de la dorure et des émaux. La restauration a consisté à nettoyer et stabiliser les surfaces, à refixer certains éléments et à combler quelques lacunes. Ce travail a permis de rendre à cette remarquable crosse son éclat et sa préciosité.

Vie des collections

Profitant du déménagement des collections du XVIIIe siècle pour l’exposition Joseph-Benoît Suvée, trois consoles en bois doré vont être restaurées, notamment la console à décor de feuilles d’acanthe et de guirlandes de laurier, estampillée Edme Chollot reçu maître menuisier en 1723 et la console Louis XVI saisie au château de Chanteloup en 1794.

Etude scientifique

Vie des collectionsPrêté à l’exposition de Luxembourg et d’Aix-la-Chapelle, la Vierge de douleur va prochainement faire l’objet d’une étude au Centre national de recherches des Primitifs flamands de l’Institut Royal du Patrimoine artistique à Bruxelles (IRPA). La réflectographie infrarouge permettra de révéler le dessin sous-jacent et d’affiner l’attribution de cette peinture aujourd’hui classée comme une œuvre de l’atelier d’Albercht Bouts (vers 1410-1549).

Hors les murs

Paris, Petit Palais / Le Baroque des Lumières / 21 mars - 16 juillet 2017

Carle van Loo, L’Agonie de saint Augustin



Paris, Grand Palais / Jardins / 15 mars - 24 juillet 2017

Jean-Pierre-Louis-Laurent Houël, Vue de Paradis
Edouard Debat-Ponsan, Le Jardin du peintre à Paris
Gabriel Bouret, La pagode de Chanteloup

Orléans, Musée des Beaux-Arts / Jean-Baptiste Perronneau, portraitiste de génie dans l’Europe des Lumières / 17 juin - 17 septembre 2017

Jean-Baptiste Perronneau, Portrait supposé de Louis-François Aubert, peintre en émail du roi

ALLEMAGNE : Aix-la-Chapelle, Suermondt Ludwig museum / Sang & Larmes. Albrecht Bouts et les Images de la Passion / 8 mars - 11 juin 2017

Atelier d’Albrecht Bouts, Vierge de douleur

ITALIE : Rome, Complesso del Vittoriano / Giovanni Boldini, il genio della pittura / 4 mars - 16 juillet 2017

Antonio de La Gandara, Portrait de Montesquiou

Musée de la Chartreuse, Douai / Marie-Madeleine, la Passion révélée / 17 juin - 24 septembre2017

Donato Creti, Sainte Marie-Madeleine
Franz Christoph Janneck, La Résurrection de Lazare

Chantier des collections

Les réserves actuelles du musée des Beaux-Arts sont à la fois insuffisantes et dispersées sur les cinq niveaux du bâtiment. Elles sont composées d'une succession de petits volumes qui ne permettent pas de conserver les oeuvres dans des conditions satisfaisantes de climat, manipulation et consultation.

La ville de Tours, avec le soutien de la communauté d'agglomération Tour(s) Plus, du conseil régional du Centre et du ministère de la Culture et de la Communication, a donc décidé de réhabiliter l'ancien site du Crédit Lyonnais à Saint-Avertin afin de créer des réserves externalisées et mutualisées, adaptées pour le musée des Beaux-Arts, le musée du compagnonnage et le muséum d'histoire naturelle.
Désormais achevées, ces nouvelles réserves de 1685 m² vont permettre d’assurer la conservation et la sécurité des collections dans de bonnes conditions et offrir les espaces de services indispensables pour le travail sur les oeuvres, leur étude et leur consultation. Cet équipement performant répond à toutes les normes de conservation en matière de climat, de rangement, de sûreté.
Avant le déménagement dans ces nouvelles réserves, le musée effectue depuis cinq ans une opération d’envergure sur les oeuvres, le chantier des collections, programme muséologique qui regroupe un ensemble d’actions de conservation préventive permettant l’étude systématique des collections et leur mise à niveau sanitaire.

  • Récolement : c'est l'opération qui consiste à vérifier sur pièce et sur place, à partir d'un objet ou de son numéro d'inventaire la présence du bien dans les collections, sa localisation, son état, son marquage, la conformité de l'inscription à l'inventaire, ainsi que le cas échéant, avec les différentes sources documentaires, archives, dossiers d'oeuvres, catalogues. Le récolement est une obligation légale en cours dans tous les musées de France.
  • Evaluation de l'état des collections
  • Traitement d'urgence
  • Dépoussiérage des oeuvres
  • Conditionnement des oeuvres
  • Transfert et stockage
  • Mise en fonction des nouvelles réserves.

Le traitement, le déménagement et le rangement de ces objets permettent d'acquérir une connaissance plus complète des collections et de leur apporter un soin global.

Durant ces années nous avons récolé les collections, évalué leur état, mis en oeuvre un certain nombre de traitements d’urgence allant de la consolidation aux traitements fongiques, nous avons soigneusement dépoussiéré tous les objets et les avons conditionnés pour leur déménagement.
La dernière opération du chantier sera de traiter les collections des musées contre les insectes xylophages avant leur entrée dans les réserves. La bulle d’anoxie, destinée au traitement par privation d’oxygène, attend déjà les oeuvres sur place. Plus de 15 000 oeuvres vont ainsi être déménagées pour prendre place dans des enceintes patrimoniales différenciées en fonction de la nature des matériaux et dont le climat sera régulé et maîtrisé.
Un soin particulier a été apporté au choix des équipements spécifiques : grilles à tableaux, meubles à plans, compactus… permettant un rangement optimisé et sécurisé.

Acquisitions

  • Peintures et sérigraphies de Pierre Buraglio

Plusieurs oeuvres de Pierre Buraglio ont enrichi les collections du musée en 2015 grâce notamment à la générosité de l’association des Amis de la Bibliothèque et du Musée des Beaux-Arts de Tours qui a permis l’acquisition du tableau Rue Clément Marot, mais aussi à celle de l’artiste lui-même qui a souhaité offrir au musée une peinture faisant appel au même procédé de réutilisation d’éléments plastiques, For over stand, et deux sérigraphies représentant la Déposition du Christ inspirées du Retable d’Issenheim, polyptyque peint vers 1515 par Matthias Grünewald et conservé aujourd’hui au musée Unterlinden de Colmar.

  • Vitrail de Victor Saché

ActualitésCe vitrail en forme de médaillon de Victor Saché (1876-1945), réalisé d’après la Vierge à la chaise de Raphaël, a été offert au musée par les descendants du maître-verrier. Victor Saché fut élève de l’Ecole des Beaux-Arts de Tours avant de travailler dans le célèbre atelier de peinture sur verre animé de 1848 à 1892 par les peintres et verriers Lobin, établi rue des Ursulines. Le musée des Beaux-Arts possède déjà dans ses collections plusieurs huiles sur toile et dessins de Julien-Léopold Lobin (1814-1864), ainsi que des vitraux réalisés par son fils Lucien-Léopold Lobin (1837-1892), mis en place au premier étage de la tour gallo-romaine, dans l’ancien oratoire des archevêques. Ce vitrail d’une grande finesse d’exécution et représentatif de la production de l’atelier tourangeau vient ainsi compléter judicieusement ce fonds.

Histoire d'une restauration

Une gouache sur vélin d'Adèle Riché (1791-1878) : Bouquet de fleurs.

Annie Gilet, conservateur en chef, Pauline Munoz et Pauline Helou-de La Grandière, restauratrices du Patrimoine.

Ce grand vélin utilisé comme support d'un dessin à la gouache présentait de multiples déformations et altérations qui n'autorisaient pas sa présentation au public. Les restaurations audacieuses menées sur le parchemin et pour les retouches permettent désormais d'apprécier le travail délicat et la gamme chromatique très subtile d'Adèle Riché, fidèle à la tradition hollandisante et à son maître Gérard van Spaendonck.