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Fermeture jusqu'au 15 décembre

Conformément aux directives gouvernementales de lutte contre la propagation du virus Covid-19, le Musée des Beaux-Arts est fermé au public du vendredi 30 octobre au mardi 15 décembre inclus.
Toutes les visites et tous les événements de la programmation culturelle sont annulés pendant cette période.

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14-16e siècle

La Vierge à l'Enfant, saint Jean-Baptiste, sainte Marie-Madeleine, saint Jérôme, une sainte martyre couronnée (Catherine ou Ursule) et deux anges.

Maître du Jugement de Pâris

Florence, première moitié du XVe siècle

La Vierge à l'Enfant, saint Jean-Baptiste, sainte Marie-Madeleine, saint Jérôme, une sainte martyre couronnée (Catherine ou Ursule) et deux anges.

Tempera sur bois, peuplier

H. 69,7 cm L. 38,5 cm.

Legs Octave Linet, 1963

Inv. 1963-2-20

Notice complète

Le Maître du Jugement de Pâris doit son nom au plateau d'accouchée décoré de ce sujet conservé au Museo Nazionale del Bargello à Florence. De ce peintre, curieusement, ne nous est parvenu aucun retable complet, comme si sa vocation figurative d'un gothique tardif exquis l'avait porté à se spécialiser pour une clientèle privée.

La signature du maître est contenue dans les drapés qui retombent doucement, dans les contours ondulants et dans les crêtes que forment les plis des vêtements, parcourues de subtils filaments de lumière, posés sur des couleurs variant avec une délicatesse extrême. On distingue encore le mauve éclairé de rose pâle du drapé de la tenue de saint Jean-Baptiste, le rose où sont posées de blanches lumières filandreuses de la robe de saint Jérôme et surtout l'orangé de la tunique de l'Enfant et le violet foncé du manteau de la Vierge. Les repeints de nombreux visages et celui intégral de la tête de l'Enfant, maintenant disproportionnée, rendent le jugement malaisé. Les nimbes également, ne sont pas originaux et présentent des incisions vulgaires alors que le Maître du Jugement de Pâris est connu pour ses incisions raffinées dans les nimbes qui, en principe, imitent des bandes s'enroulant en spirale. On doit probablement à Linet d'avoir entièrement repeint le fond doré dont les rayons incisés sont continus au lieu d'être grenés en pointillé, comme dans d'autres œuvres du peintre anonyme, et d'en avoir réduit de manière conséquente la surface. Celle-ci, à l'origine, devait coïncider avec l'extension globale du panneau, aussi bien latéralement qu'en hauteur. En revanche, les motifs décoratifs dorés à la mixtion, qui bordent les vêtements, sont originaux de même que, en substance, les nuages, prolongés sur la bordure, à l'extérieur.


© MBA Tours, cliché Marc Jeanneteau