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Fermeture jusqu'au 15 décembre

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14-16e siècle

La Vierge et l'Enfant, dit La Vierge aux cerises

CECCO dI PIETRO

Documenté à Pise de 1364 à 1399. Mort avant 1402

La Vierge et l'Enfant, dit La Vierge aux cerises

Tempera sur bois

H. 39,4 cm. L. 25 cm

Legs Octave Linet, 1963

Inv. 1963-2-10

Notice complète

L'attribution à Cecco di Pietro est aujourd'hui confirmée par la restauration du panneau de l'église San Torpè à Pise précisément restitué par Mariagiulia Burresi au peintre pisan, qui présente une composition très proche de celle de la peinture de Tours.

Comme l'avait déjà relevé Michel Laclotte en 1964, il ne s'agit pas d'une œuvre banale mais bien de l'une des réussites les plus mûres de Cecci di Pietro, annonçant déjà la saison du gothique international. La liberté dans l'utilisation des poinçons à plusieurs pointes sur le mantelet flottant de l'Enfant, aux ombres rendues par des laques, n'est pas habituelle dans l'œuvre du peintre ; le caractère gai et savoureusement caricatural du visage joufflu de l'Enfant, qui aimerait saisir le bouquet de cerises, pourra intéresser, une génération plus tard, le Pisan Battista di Gerio. La raideur des jambes et les mains peu réussies de la Vierge dénotent encore la gêne qui caractérise l'art de Cecco di Pietro, qui est, à Pise, l'équivalent de Gerini à Florence. Le visage de la Vierge est en tout cas typique de l'artiste et ne laisse aucun doute quant à la paternité de la peinture ; la manière de cerner fortement les contours qui, quand il s'agit de chairs, sont ombrés à la sinopia, est aussi propre à Cecco di Pietro.

Le fond d'or, qui avait été grossièrement refait, a été ôté à l'occasion d'une restauration en 1993, laissant ainsi réapparaître des fragments des nimbes originaux. La redorure, qui soulignait la silhouette de la Vierge, masquait aussi les traces des nimbes des deux saints latéraux, maintenant visibles à la hauteur du coussin. Le panneau est donc un fragment d'une composition plus grande ; sur la droite était probablement représenté saint Rainier de Pise car on reconnaît encore l'extrémité supérieure d'un bourdon de pèlerin et la toison des ermites.

© MBA Tours, cliché Marc Jeanneteau