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Joseph-Benoît Suvée (1743 - 1807). De Bruges à Rome, un peintre face à David

Le 03/10/2017

21 octobre 2017 / 22 janvier 2018
Première rétrospective consacrée à l’artiste néoclassique flamand Joseph-Benoît Suvée, l’exposition propose une centaine de peintures et dessins provenant de collections privées et de prestigieuses institutions publiques

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Réunissant près d’une centaine de peintures et dessins, cette exposition montre à quel point cet artiste d’origine flamande joue un rôle essentiel parmi les peintres de sa génération et dans le développement du néoclassicisme.

Les années de jeunesse et de formation

Suvée effectue ses premières années de formation à Bruges, sa ville natale, et part se perfectionner à Paris, dans l’atelier de Jean-Jacques Bachelier, puis dans celui de Joseph-Marie Vien. Il obtient en 1771 le Prix de l’Académie, devançant Jacques-
Louis David qui lui en gardera une rancune tenace.
Après avoir séjourné de 1772 à 1778 en Italie, où il représente avec une sensibilité aigüe les sites antiques de Rome, il rentre à Paris où il est reçu peintre d’Histoire à l’Académie royale.

La maturité

Les peintures qu’il expose régulièrement au Salon de 1779 à 1796 témoignent d’une adhésion sans réserve au néoclassicisme. C’est avec un réalisme aigu et une grande intensité psychologique qu’il peint de nombreux portraits, en particulier pendant les années révolutionnaires. Les plus célèbres sont ceux qu’il réalise sous la Terreur dans la prison Saint-Lazare,
en particulier celui du poète André Chénier.
Excellent pédagogue, Suvée formera de nombreux artistes, notamment des artistes flamands dont il facilitera la venue à Paris, participant ainsi à un véritable renouveau pictural dans son pays d’origine. Ces qualités lui vaudront d’être élu directeur de l’Académie de France à Rome en 1792.

Premier directeur de la villa Médicis

Le palais Mancini ayant été saccagé lors d’émeutes en 1799, c’est à la villa Médicis qu’est rétablie l’Académie, Suvée devenant ainsi le premier directeur de ce lieu emblématique et prestigieux. C’est sous sa direction qu’une nouvelle génération d’artistes complète sa formation à Rome en ce tout début du XIXe s., en particulier Ingres, le plus talentueux d’entre eux.
Grâce à des prêts provenant de grandes institutions publiques françaises et étrangères (Musée du Louvre, Musée Carnavalet, Château de Versailles, Musée Groeninge de Bruges) mais aussi de collections privées) cette exposition présente des oeuvres
pour la plupart inédites.

Visites commentées de l’exposition
Le lundi, mercredi et samedi à 14h30. Pendant les vacances scolaires : tous les jours (sauf le mardi et 1er et 11 novembre, 25 décembre, 1er janvier)